La graine de moutarde

« Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »  Matthieu 13:31

De quoi s’agit-il?



La Graine de moutarde (The Mustard Seed) est un service géré par des bénévoles à l’intention des clients de les Services à la famille catholiques de Durham. Les articles neufs qui sont reçus sous forme de dons (articles de toilette, produits de tous les jours, fournitures scolaires, vêtements, jouets, etc.) sont consignés sur une liste qui est régulièrement mise à jour et envoyée aux conseillères et conseillers de l’organisme. Ces derniers peuvent puiser dans la banque d’articles pour les fournir à leurs clients dans le besoin. Les conseillers et les conseillères remplissent alors un formulaire pour décrire les besoins auxquels ils ou elles ont répondu.

Les gens veulent faire une différence dans la vie des autres, et avoir l’assurance que leur contribution individuelle aura véritablement un impact positif sur autrui. La graine de moutarde permet aux gens de faire une différence grâce à chaque don, aussi modeste soit-il.

Par exemple, une contribution de 25 $ peut avoir un profond effet sur la vie de quelqu’un. Cette contribution peut aider quelqu’un qui a faim à s’alimenter. Elle peut permettre à un enfant de participer à une activité scolaire que ses parents ne pourraient pas payer autrement. Elle peut aider un parent à acheter un gâteau ou un petit cadeau pour l’anniversaire de son enfant. Enfin, cette contribution peut servir à acheter des souliers ou d’autres vêtements neufs.

Ce don de 25 $ peut réellement aider une personne dans le besoin. Ce montant que l’on pourrait facilement dépenser lors d’une vente de fin de saison au centre commercial - ou de mille et une autres façons - pourrait donner un sérieux coup de pouce à une personne connaissant de sérieuses difficultés, l’encourager à persévérer et lui redonner espoir.

L’histoire vraie qui a fait germer ce projet



J’ai fait la rencontre de Sara (pseudonyme), une jeune fille de 14 ans, lors d’une séance de thérapie. Sara est l’enfant unique de deux parents séparés qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale. Le père de Sara n’est pas vraiment présent dans sa vie, exception faite des documents « religieux » qu’il lui envoie au sujet d’invasions d’extraterrestres sur la Terre. De son côté, la mère de la jeune fille a connu plusieurs périodes de dépression depuis que Sara est âgée de cinq ans.

Sara et sa mère doivent se débrouiller avec les maigres sommes provenant de l’assurance emploi, car la mère de Sara n’est pas en mesure de gagner sa vie compte tenu de sa santé mentale. La vie de Sara est difficile et elle sait ce que signifie la pauvreté. Lors d’une rencontre, Sara a mentionné à quel point il est difficile d’entendre les autres élèves de son école secondaire se plaindre des difficultés économiques. Pour certains, cela signifie qu’ils ne pourront faire de voyage dans le Sud durant le temps des Fêtes. Pour Sara et sa mère, cela signifie qu’elles ne peuvent acheter de la viande.

Sara a mentionné que les familles de ces enfants dépensaient autant en une semaine à l’épicerie que ce qu’elle et sa mère dépensaient en un mois. Elle m’a dit : « Tu devrais voir ce que je pourrais faire avec 25 $. Je pourrais faire des miracles. Je pourrais même faire plus avec cet argent que ma mère. »

Je lui ai donc demandé ce qu’elle ferait avec ce montant. Elle n’a pas hésité une seconde. « Premièrement, j’achèterais du thé pour ma mère. Ensuite, j’achèterais des tranches de viande froide, car cette viande peut servir à préparer plusieurs repas. J’ajouterais aussi des fruits et légumes frais. » En écoutant la réponse de cette jeune fille de 14 ans, j’ai été attristée de constater à quel point ses expériences de vie lui avaient volé toute son insouciance.

Sara a ensuite fait un sourire en coin, et elle a dit : « Je crois que je m’achèterais aussi un petit quelque chose pour moi. » J’ai été soulagée de constater qu’il restait assez de jeunesse en elle pour qu’elle veuille se procurer quelque chose de frivole, comme du maquillage ou des sucreries. Je lui ai donc demandé ce qu’elle s’achèterait. 
« De la moutarde », a-t-elle répondu. « De la moutarde? » « Oui, je m’achèterais de la moutarde. J’ai tellement honte de devoir toujours emprunter des choses aux voisins. Je m’achèterais de la moutarde. »

Le lien entre les enseignements de l’Église et la théorie du counseling



Dans son évangile (2:15-16), l’apôtre Jacques écrit : « Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? »

Abraham Maslow a conçu une pyramide théorique connue sous le nom de hiérarchie des besoins. Ce modèle a pour prémisse qu’il faut répondre aux besoins humains fondamentaux avant de pouvoir se concentrer sur les autres aspects de la vie. En d’autres termes, il faut s’assurer que les besoins de base d’une personne (comme la nourriture, les vêtements, le logement et la sécurité) sont comblés avant de pouvoir se concentrer sur leurs autres besoins, comme leurs problèmes émotionnels ou les difficultés au sein de leurs relations interpersonnelles.

Chez les Services à la famille catholiques de Durham, nous rencontrons régulièrement des clients qui n’arrivent pas à répondre à leurs besoins primaires. Par exemple, il est difficile pour une personne dont la vie a été marquée par des sévices d’entreprendre la voie de la guérison lorsque son esprit est préoccupé par le fait que le garde-manger est vide ou que son enfant n’a pas de manteau d’hiver. La Graine de moutarde permet de répondre à certains de ces besoins, à petite échelle et en toute discrétion, dans le but d’encourager nos clients et de leur redonner espoir.

Fonctionnement



-Seuls les articles neufs ou des chèques-cadeaux sont acceptés.
-Les dons en argent sont versés dans un fonds distinct qui sert à répondre aux besoins ponctuels des clients.
-Seuls les conseillers et les conseillères bien au courant de la situation d’un client peuvent puiser dans la banque de ressources. Le service n’est offert qu’aux clients de les Services à la famille catholiques de Durham
-Les noms des donateurs sont consignés afin d’assurer un suivi. Ainsi, un rapport trimestriel est envoyé aux donateurs qui souhaitent savoir quand et comment les dons ont été utilisés.
-Les conseillers et les conseillères remplissent un formulaire avec une brève explication chaque fois qu’ils font appel aux ressources (p. ex., « Sac à dos remis à une mère monoparentale d’un garçon d’âge scolaire. La mère n’avait pas assez d’argent pour acheter un sac, car elle devait faire l’épicerie. »)

Faire un don



Les dons peuvent être faits en ligne auprès de CanaDon.org, ou en personne à notre siège social au 115, rue Simcoe Sud, à Oshawa.

Les dons peuvent être faits au nom d’une autre personne (p. ex., un cadeau de fin d’année scolaire au nom d’une enseignante ou d’un enseignant).

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